La Roche-aux-Fées

 

La Roche-aux-fées est un monument mégalithique situé dans la commune d'Essé (Ille-et-Vilaine).
C’est un des 1034 monuments historiques classés dans la première liste de 1840, un des quatre situé en Ille-et-Vilaine.
Son nom vient d'une légende qui prétend que les pierres qui constituent ce dolmen auraient été apportées par des fées dans leur tablier.
Une particularité de ce mégalithe est que le soleil se lève dans l'alignement de celui-ci lors du solstice d'hiver.

Roche au fees exterieur

"Les fées, au temps où elles vivaient, honoraient après leur mort ceux qui avaient fait quelque bien pendant leur vie, et bâtissaient des grottes indestructibles pour mettre leurs cendres à l'abri de la malveillance et de la destruction du temps, et dans lesquelles elles venaient la nuit causer avec les morts.
Et l'on dit que leur influence bienfaitrice répandait dans la contrée un charme indéfinissable, en même temps que l'abondance et la prospérité
C'est dans ce but et dans ces féeriques intentions qu'elles bâtirent la Roche-aux-Fées que nous avons dans un de nos champs. Ces fées, dit-on, se partagèrent le travail : quelques-unes d'entre elles restèrent au lieu où devait s'élever le monument, en préparaient les plans et l'édifiaient ; les autres, en même temps, tout en se livrant à des travaux d'aiguille, allaient dans la forêt du Theil, chargeaient leurs tabliers de pierres et les apportaient à leurs compagnes ouvrières, qui les mettaient en oeuvre. Mais elles ne comptèrent pas à l'avance ce qu'il leur en fallait.
 
Or, il advint que le monument était terminé et que les fées pourvoyeuses étaient en route, apportant de nouveaux matériaux ; mais, averties que leurs matériaux étaient inutiles, elles dénouèrent leurs tabliers, les déposèrent là où elles étaient quand l'avertissement leur parvint. Or, il y en avait dans la lande Marie ; il y en avait près de Rétiers ; il y en avait à Riche-bourg et dans la forêt du Theil. De là vient qu'on trouve dans tous ces endroits des pierres de même nature et provenant du même lieu que celles qui forment notre Roche-aux-Fées. Depuis longtemps les fées ont malheureusement disparu ; mais le monument est resté. Dans la nuit, quand la bise souffle au-dehors, on entend comme des plaintes dans la Roche-aux-Fées, et l'on dit que ce sont là les morts qui reposent là qui appellent les fées protectrices, et que ces plaintes se renouvelleront jusqu'à ce qu'elles soient revenues."

“Histoires et Légendes de la Bretagne Mystérieuse”, de G. Kogan aux éditions “Aux quais de Paris”

Roche au fees interieurPlusieurs croyances ont pour sujet la Roche-aux-Fées :

L'une veut que les jeunes mariés doivent faire le tour de ce dolmen chacun de son côté, en compter le nombre de pierres, et s'ils obtiennent le même nombre alors leur union sera durable.
Il est aussi dit que « celui qui détruira le dolmen d'Essé mourra dans l'année ».
Il existe aussi une croyance qui fait de la structure le tombeau d’un général romain. Un ingénieur géographe du XVIIIe siècle indique :

    « Les gens des environs veulent que ce soit un ancien temple des Fées pour lesquelles leurs ancêtres avaient beaucoup de vénération ; opinion ridicule, mais peu étonnante si l’on fait attention que ce sont des paysans les plus grossiers qui pensent ainsi. […] Les gens sensés croient que ce monument est le tombeau d’un général romain. »

Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, Jean-

En 1904, Adolphe Orain en donne une description en introduction de son conte La Fée des Houx.

 

Sources : http://cicise.unblog.fr
               http://fr.wikipedia.org
               http://fr.wikisource.org
           “Histoires et Légendes de la Bretagne Mystérieuse”, de G. Kogan aux éditions “Aux quais de Paris”

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