Le sabbat du Puy-de-Dôme

 

 

 

Selon certains auteurs, après le départ des moines, le sommet du Puy de Dôme servit de lieu de sabbat aux sorciers.
En 1594, "la femme Bosdeau", sorcière du Limousin, fut condamnée par le parlement de Bordeaux et brûlée vive. La malheureuse laissait une confession et c'est ainsi qu'on apprit tout :


«La nuit de la Saint-Jean d'été donc, les sorciers arrivaient là, de l'Auvergne, du Limousin, de la Marche, du Velay, du Vivarais, du Gévaudan, voire du Languedoc. Car ils n'avaient qu'à enfourcher leur balai de bouleau pour être rendus en un clin d'œil dans les vents de la nuit.
Leur maître, c'était Satan, qui avait la figure d'un bouc. Il les recevait au milieu d'un rond tracé sur le gazon au sommet de la montagne. Chacun venait allumer sa chandelle à la chandelle noire qu'il portait sur les cornes et dévotieusement lui baiser la fesse.
Pour commencer le sabbat, le diable disait la messe à sa façon, avec une tranche de rave en guise d'hostie. Puis il distribuait les métiers de sorcellerie pour leur nouvelle année, faisant largesse de charmes contre le feu, les loups, les bêtes sauvages, et soufflant sur ses suppôts pour leur donner le pouvoir de prédire l'avenir.
La tradition populaire veut que, pendant cette messe noire, à cet endroit du puy de Dôme qu'on appelle "le cratère du Nid de la Poule", soit apparue une énorme poule noire à trois queues (elle pondait trois œufs noirs puis disparaissait dans les flammes). Les sorciers se précipitaient alors, brisaient les œufs et y trouvaient les ordres de Satan pour l'année à venir.

 

→  Extrait de "gaspard des montagnes" mentionnant cette légende. Par l'écrivain Henri Pourrat, originaire du Puy-de-Dôme.  

→  Poème d'une lectrice anonyme sur cette légende.

→  Poème de l'internaute Jon Ho sur cette légende.

 

 

 

Source : www.auvergne-centrefrance.com

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